Moalboal – Tortues, sardines et chatons

C’est parti ! Nous montons dans le bus en direction de l’aéroport d’Hanoï. Sur le chemin, nous avons la chance d’observer la rue des céramiques, une avenue sur laquelle des artistes locaux ont réalisé toutes sortes d’oeuvre a base de petits morceaux de porcelaines. Il y en a pour tous les goûts : scènes réalistes, formes géométriques et même … Logos d’entreprises ! Nous arrivons à l’aéroport avec 4 heures d’avance et passons au comptoir d’enregistrement. Nous décollons vers une heure du matin pour nous rendre à Manille, escale obligatoire vers Cebu. Arrivés à notre ville étape, nous découvrons avec surprise les enseignes de fast food locales : une échoppe dédiée aux frites et une aux gaufres, servies en sandwich avec du bacon et des œufs. Nous reprenons ensuite l’avion et arrivons à Cebu en début de matinée, un peu fatigués de notre nuit blanche. Malgré les nombreuses recherches de Rébecca, nous n’arrivons pas à trouver le bus direct vers la gare routière de Cebu. Nous prenons donc un car vers le centre puis un taxi. Arrivés sur place, nous sommes étonnés de voir des centaines de personnes attendre en file indienne. Nous apprenons que la veille avait lieu la fête de Santo Nino, célébration dédiée à l’enfant Jésus. Par conséquent, tous les locaux ayant fait le déplacement pour prendre part aux festivités attendent le bus pour rentrer chez eux. Nous nous rangeons donc dans la file et passons deux heures à attendre notre car. Pendant cette longue attente, vendeurs de burgers, pizzas et sodas passent dans les rangs, tentant de vendre leur marchandise.

Nous prenons finalement un bus au confort plutôt sommaire : pas de climatisation, sièges étroits et étrangement proches du sol. Nous nous asseyons tout à l’avant du bus, juste à côté du chauffeur. C’est parti pour plus de 4 heures de bus, les jambes dans le menton.

Découverte des paysages philippins

Partout où nous passons, il y a foule ! Dans chaque village, des locaux vendent de la nourriture à travers les vitres du bus. Il y a même des baluts, à savoir des œufs fécondés … Nous arrivons les jambes complètement cassées et prenons le moyen de transport local : un tricycle, à savoir une moto à laquelle est attachée une sorte de side-car. Nous négocions le prix autant que possible mais sentons bien que nous payons le « prix touriste ». Il nous emmène vers la plage de Moalboal, connue pour ses bancs de sardines impressionnants. Nous trouvons une auberge un peu reculée, composée de petits bungalows répartis autour d’un jardin luxuriant. Nous y faisons la rencontre de deux châtons extrêmement joueurs et affectueux, Mango et Manille, qui seront nos compagnons pour les trois prochains jours.

Une fois les affaires déposées et les besoins de câlins félins apaisés, nous allons nous renseigner pour la plongée et mangeons au restaurant d’à côté : rillettes de sardines et curry. Nous nous régalons et jouons au carte pour terminer la soirée.

Le lendemain matin, nous avons rendez-vous avec notre première plage philippine. Si la bande de sable est assez étroite, l’eau est magnifique, d’un bleu turquoise à en faire pâlir des topazes et d’une clarté exceptionnelle.

Un petit plouf ?

Nous nous renseignons dans les différents magasins pour acheter palmes, masques et tubas. Nous rencontrons un Français, vivant ici depuis 6 ans qui tient une petite échoppe spécialisée dans ce type de matériel. Nous lui achetons un ensemble masque et tuba … Decathlon ! Nous partons directement nager et voyons une tortue de nos propres yeux pour la première fois de notre vie : c’est incroyable.

Coucou, toi !

Sa façon lente et majestueuse de nager me fait penser à un vaisseau spatial qui se soulèverait verticalement du sol. Nous la suivons jusqu’à ce qu’elle nous sème ; malgré la lenteur de ses mouvements de nageoires, elle est bien plus rapide que nous ! Nous allons ensuite chercher les bancs de sardines, longeant la muraille de corail par millions. Lorsque que nous plongeons pour les voir de plus près, elles s’écartent, formant une nuée autour d’un couloir dans lequel nous nageons.

En nageant vers la plage, nous appercevons une autre tortue, un peu moins sauvage. Elle reste proche de nous et mange tranquillement comme si nous n’étions pas là. Nous sortons de l’eau émerveillés par notre première rencontre avec les tortues, les sardines et les poissons multicolores qui se cachent dans les coraux. Nous allons alors au Coconut, un restaurant recommandé par le Français rencontré plus tôt. Nous y goûtons différentes sortes de mets frits : nems, calamars, bâtons de mozzarelle et croquettes de poisson. Très satisfaits par notre repas, nous décidons d’y revenir le soir même pour essayer le Flaming Sea Food, un met Philippin que nous ne connaissons pas encore.

Nous rentrons à l’auberge pour une douche et une sieste, un chaton sur le ventre ! Une fois reposés, nous repartons au Coconut pour goûter le Flaming sea food, un plat composé de morceaux de poisson et de calamar flambés, accompagnés de légumes cuits dans du lait de coco : délicieux !

Coucher de soleil depuis le restaurant

Quelques Cuba Libre plus tard, nous rentrons à l’auberge et rencontrons Nash, un DJ Philippin qui nous donne de très bonnes informations sur les endroits à ne pas manquer. Nous discutons de sa musique ainsi que de sa passion pour l’apnée.

Le lendemain, nous louons un scooter pour nous rendre en ville afin de compléter notre attirail de snorkeling. Nous entrons dans un grand centre commercial où se côtoient super marché, grand magasin et échoppes de restauration. Nous y achetons une paire de palme et des chaussures d’eau puis nous rendons à la plage en face de notre auberge pour les essayer. Nous faisons à nouveau la rencontre de tortues, encore plus grosses que la veille ! Elles se laissent approcher sans sourciller, ne craignant manifestement pas les humains. Nous nageons avec l’une d’elle pendant de longues minutes avant qu’elle ne reparte au loin dans l’océan. Dans les massifs coraliens, nous rencontrons des poissons clowns ainsi que de nombreuses espèces inconnues. Nous rentrons à l’auberge pour une nouvelle sieste avec les félins avant de partir manger dans une cantine locale. Ces établissements proposent tous types de plats dans des marmites que l’on ouvre pour découvrir ce qui s’y cache. Nous y goûtons des aubergines, du porc adobo et des nouilles pour seulement 80 pesos. Nos estomacs repus, nous retournons nager au milieu des poissons. Cette fois, pas de tortues mais toujours autant de sardines. Je m’amuse à plonger le plus profond possible en longeant le mur sous-marin, provoquant une onde de choc dans le banc. Sur le retour, nous croisons des poissons d’humeur joueuse : ils s’intéressent à la caméra et lui tournent autour, c’est un moment unique !

Après notre deuxième baignade de la journée, nous goûtons à une bière locale : la Big Eye P A, jeu de mot avec l’animal qui fait la fierté des Philippins : le tarsier, un tout petit animal avec des yeux énormes, présent uniquement à Bohol.

Le tarsier, la fierté nationale

Nous allons ensuite manger un steak de thon – le meilleur de ma vie – et des pâtes aux fruits de mer.

Le lendemain matin, direction Batad Batad sur notre scooter semi-automatique. Pour y arriver, nous passons dans des chemins glissants, mais rien de comparable avec ce que nous avons déjà traversé avec Sunrise.

Les rizières sur le chemin pour Batad batad

Alors que nous nous arrêtons pour apprécier la vue, une femme nous propose de manger avec elle et sa famille. Nous acceptons volontiers et nous asseyons sur les sacs de maïs, la jeune femme nous sert une sorte de semoule à base de maïs, assaissonée avec une soupe de nouilles bien grasse.

Notre repas !

Nous avons même la chance de goûter au vin de noix de coco, un liquide rougeâtre au goût légèrement vinaigré. Pendant le repas, nous discutons de leur métier : cultivateurs de maïs. Nous leur racontons notre voyage et apprenons nos premiers mots de Visaya, le dialecte philippin que nous rencontrerons le plus lors de notre séjour. « Salamat » signifie « Merci », « Lami » est le mot à dire quand c’est bon !

Nous leur demandons ensuite l’autorisation de monter dans leurs champs et profitons d’une vue à 360° sur les rizières en terrasses et les îles voisines.

Vue depuis le champs de maïs de notre hôte

Nous repartons le cœur léger vers la plage de Moalboal pour une nouvelle session aquatique. Encore une fois, bancs de sardines et poissons en pagaille : on ne s’en lasse pas ! Nous rentrons pour une rapide douche et une séance de jeu avec les chatons avant de prendre un dernier repas dans notre restaurant favori. Nous rentrons jouer avec Mango et Manille toute la fin de soirée. Alors que nous sommes couchés, nous entendons un miaulement derrière la porte : c’est Manille qui réclame qu’on lui ouvre. Nous résistons une dizaine de minute mais rien à faire, le petit chaton tout roux continue à donner des poumons. Je finis par lui ouvrir, il monte alors immédiatement sur le lit pour se blottir contre Rébecca ! Nous nous endormons au rythme des ronrons, demain départ pour Apo Island, un long trajet qui s’annonce plus qu’incertain !

Petit aperçu de la vie sous-marine à Moalboal :

4 Replies to “Moalboal – Tortues, sardines et chatons”

  1. êtes vous certains de vouloir revenir ??

    1. Revenir pour pouvoir repartir plus longtemps !

  2. impressionnant le film sous marin car moi je déteste !!! les poissons bleus électriques magnifique et les tortues !!!!!
    Le chant de rizière est bien vert .
    Déjà 2 mois que vous êtes partis !!!!!
    j’aurais bien aimé voir votre tricycle .

    1. Oui c’était incroyable !
      Nous ferons une photo d’un tricycle que nous mettrons dans le prochain article.

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