Hanoï – Le Vietnam à 1000 à l’heure

Nous quittons l’auberge sur les coups de huit heures, direction le nord de Cat Ba pour prendre le ferry repéré la veille. Plutôt que de prendre le raccourci par le centre de l’île, nous préférons la balade sur la côte, pour ses courbes et ses paysages magnifiques. Nous arrivons à 8h30 au port, payons notre droit de passage et garons la moto en attendant le ferry de 9 heures. De nombreux locaux nous alpaguent, proposant du café, des cigarettes ou des nouilles instantanées. Nous refusons poliment et allons profiter de la vue avant d’embarquer. Un local m’emprunte du feu et me donne une cigarette en retour. Malheureusement, je suis incapable de l’allumer, il a utilisé la dernière flamme de mon fidèle briquet Bic ! Heureusement, il revient vers moi et me tend sa cigarette pour allumer la mienne. Nous embarquons quelques minutes plus tard pour une courte traversée. Nous prenons ensuite la route, direction Hanoï. Après un pont de plus de deux kilomètres, nous entrons dans Haiphong et rejoignons la quatre voies. Plus nous nous rapprochons vers Hanoï, plus le froid se fait sentir, s’ajoutant à une dense et fine pluie, entre bruine et averse. Nous arrivons trempés et gelés à l’auberge où nous passons deux heures à essayer de nous réchauffer, sans succès. Nous rejoignons ensuite Alban et Pierre à leur hôtel pour vendre la moto. Alors que la circulation en arrivant à Hanoï était tout à fait gérable, ce n’est pas la même histoire à l’heure de pointe. Je suis bien content de n’avoir que 2 kilomètres à parcourir ! Les Vietnamiens klaxonnent dans tous les sens, chaque croisement est totalement chaotique : heureusement que j’ai plus de 4500 km derrière moi !

Pas facile de se frayer un chemin …

Nous retrouvons nos amis Français, qui nous proposent de manger un Bun Ca ensemble. Je donne alors les clés à Alban, pour qu’il emmène Sunrise jusqu’au restaurant. Nous faisons la transaction pendant le repas, sans discuter le prix. Ça y est, nous sommes de nouveau piétons ! Nous fêtons l’échange autour de quelques bières avant de nous séparer.

En rentrant, nous repensons à tous les moments que nous avons vécu à moto, à ces deux mois de voyage maintenant révolus. Nous regardons les photos avec nostalgie, et repensons à tous les kilomètres parcourus, toutes les personnes rencontrées et tous les magnifiques endroits que nous avons eu la chance de visiter. C’est la fin d’une époque.

Le lendemain matin, nous nous décidons à visiter le marché Dong Xuan. Je propose naturellement à Rébecca d’y aller à moto, j’ai décidément du mal à m’y faire ! Nous prenons donc nos jambes et entrons dans le centre-ville d’Hanoï, le quartier des 36 corporations. Ici, à chaque rue sa spécialité : le métal, les vermicelles, la soie, etc. Dès que possible, nous changeons de rue pour nous plonger dans les différentes ambiances.

Nous arrivons finalement au marché, un entassement de stands sur trois étages, en haut les vêtements pour enfants, en bas les chaussures, babioles et l’alimentation, au centre, les vêtements pour adulte. Nous en profitons pour y acheter du poivre et du café Kopi Luwak.

Nous essayons ensuite le meilleur restaurant de Bun Ca de la ville, bondé de locaux et, en effet, bien plus délicieux que celui de la veille !

Notre estomac au paradis, nous reprenons notre exploration de cette gigantesque fourmilière qu’est Hanoï, déambulant au hasard des rues pendant toute l’après-midi.

Nous ressentons une vraie différence entre la capitale vietnamienne et celles des précédents pays, il y a une effervescence qui n’est pas pour nous déplaire ! En rentrant à l’auberge, nous rencontrons un couple de Français arrivant tout juste à Hanoï, après un mois à dos de Honda Win pour relier Saïgon à la capitale. Ils nous proposent de manger ensemble, nous acceptons avec plaisir et leur indiquons un des restaurants les plus côtés pour leur Banh Mi. Nous nous y rejoignons un peu plus tard et passons la soirée à discuter de nos périples respectifs. À les entendre, le sud du Vietnam n’est pas très intéressant, surtout composé de stations balnéaires sans charme. Peu nous importe, nous viendrons vérifier l’information par nous même dans quelques années ! Nous nous séparons après une agréable soirée et regagnons notre hôtel pour la nuit.

Ce matin, nous décidons à nouveau de faire un tour dans le quartier des 36 corporations, avec l’objectif de découvrir des rues que nous ne connaissons pas encore : celle des nattes et celle des objets votifs, notre préférée pour ses couleurs rouges et jaunes, ainsi que toutes les décorations dédiées à la fête du Têt.

La rue des objets votifs

Pour nous y rendre, nous passons par la voie de chemin de fer qui traverse Hanoï. Comme les locaux vivent dans de petites baraques au bord des rails, nous supposons que la voie est désaffectée.

La voie ferrée, un lieu de vie pas comme les autres

Pas du tout ! À un moment, une Vietnamienne nous prévient de l’arrivée du train et nous invite à nous asseoir et prendre un café. Cinq minutes plus tard, la locomotive arrive à toute vitesse, laissant à peine 50 centimètres de chaque côté pour nous mettre à l’abri !

Ça passe juste !

Le train passé, nous continuons notre périple avant de nous arrêter dans un restaurant de Banh Mi, attirés par sa terrasse branchée à l’étage. Nous y restons longtemps, jouant aux cartes en buvant quelques bières avant de nous rendre au musée de la femme vietnamienne. Malheureusement, nous arrivons un peu tard et préférons reporter la visite. Nous retournons donc au restaurant de Banh Mi et jouons à nouveau aux cartes jusqu’à la nuit tombée avant de nous offrir un barbecue vietnamien composé de poulet et bœuf mariné accompagné de petits légumes : un régal !

Un dîner plus que parfait

Le lendemain, c’est journée visite culturelle ! Nous commençons par nous perdre à nouveau dans les ruelles avant de nous diriger vers le musée de la révolution vietnamienne, où nous passons deux heures à parcourir les salles traitant de l’évolution politique au Vietnam, de 1876 à nos jours. Nous prenons conscience du chaos qui a régné dans le pays, sans discontinuer, pendant plus de 150 ans … Envahisseur après envahisseur, dictateur après dictateur, les Vietnamiens ont subi de nombreuses atrocités, dont nous, les Français, sommes en partie responsables. Nous ressortons du musée un peu sonnés, mais heureux d’avoir pris une telle claque historique. Nous nous rendons ensuite au théâtre du Thang Long, pour assister à un spectacle de marionnettes sur l’eau. Pendant près d’une heure, les artistes, cachés derrière un rideau, racontent les grands classiques vietnamiens, accompagnés par un orchestre de musique traditionnelle. Nous avons par exemple la chance de voir les danses du dragon, de la licorne, du phénix et de la fée. Certaines scènes racontent des histoires, comme la chasse au renard, la pêche aux grenouilles ou l’excursion en bateau de l’empereur Lê Loi.

Nous retournons ensuite au restaurant de la veille où nous attendons Pierre et Audrey pour une dernière soirée asiatique. Après quelques bières, nous les emmenons manger un Bun Ca puis nous installons sur le toit terrasse du 1984 pour une dernière bière.

Lendemain matin, dernier jour au Vietnam. Nous ne faisons pas grand chose, à part nous balader et jouer aux cartes. Nous attendons le départ vers les Philippines avec impatience !

8 Replies to “Hanoï – Le Vietnam à 1000 à l’heure”

  1. Gros gros bisous 😘 malouins !!
    ENJOY, mais on dirait bien que c’est le cas …
    tonton Ricounet

    1. Merci Tonton ! Effectivement tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes 🙂 Bisous de Siquijor, Philippines !

  2. Ouah ouah ouah….quel régal ce périple, je pense que vous n’êtes déjà plus les mêmes qu’à votre arrivée il y a deux mois…

    1. Oui, on voit les choses différemment maintenant …

  3. Incroyable la rue « du train  » ; c’est très impressionnant .Moi qui me plaint du bruit du train à Lyon ;
    Il va falloir que fassiez un dîner spécial « voyage » car je bave toujours devant vos menus .

    1. Pas de problème, nous prévoirons ça à notre retour !

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