Vang Vieng – Une montagne, une grotte et un vieil Irlandais

Départ vers 10h30 de l’auberge en direction de Vang Vieng. Nous sortons rapidement de la ville malgré la circulation très dense, zigzaguant entre les voitures et les camions. Nous continuons sur la route 13, pleine d’ornières à cause du trop grand nombre de camions passant sur cette portion. D’importants chantiers sont actuellement en cours dans la région pour relier Vientiane à la Chine par une voie de chemin de fer, financée en grande majorité par des investisseurs privés chinois. Le paysage immédiat est défiguré par les immenses lopins de terre arrachés à la montagne à coup d’explosifs. En revanche, l’horizon est magnifique, entouré par des montagnes verdoyantes où s’accrochent les nuages.

15°C : les pulls, polaires et coupe vent sont de sortie

Nous arrivons à Vang Vieng tant bien que mal quatre heures plus tard. La ville étant réputée pour son ambiance festive, nous allons chercher une auberge à l’est du pont principal, quartier supposé plus tranquille. Le seul hic : le passage du pont est payant, 10 000 Kips par personne. Ayant fait nos recherches – entendez : Rébecca ayant fait les recherches – nous savions qu’il existait un autre accès, gratuit mais plus rudimentaire. Nous découvrons sur place un pont en bambou d’une vingtaine de mètres, si étroit que deux personnes pourraient difficilement marcher côte à côte. Nous hésitons mais décidons de tenter le coup et arrivons sur la plage d’un bar, qu’il nous faut longer sur 300 mètres avant de traverser un ruisseau. Nous faisons le tour de quelques auberges et décidons de nous installer à Maylyn Guest House.

N’ayant pas mangé de la journée, nous ne déballons même pas les affaires et commandons un poulet au basilic, qui se glisse facilement dans le top 5 de ce qu’on l’a goûté jusqu’ici.

Nous discutons ensuite avec un Irlandais de 72 ans un peu rugueux néanmoins sympathique. Il nous fait comprendre, au détour d’une blague, qu’il est le maître des lieux. Marié à une Laotienne, l’homme est installé depuis 18 ans à Vang Vieng. Nous profitons de l’occasion pour discuter des choses à faire des les environs. Il nous donne ses conseils entre deux gueulantes passées en cuisine, tout en nous jaugeant constamment du regard.

Nous prenons congé pour rejoindre nos amis anglais au smile bar, endroit peuplé de petites cabanes avec hamacs. Contrairement aux rumeurs, l’ambiance est paisible alors que le soleil rouge se couche sur les gigantesques pains de sucres. Après quelques bières, nous rentrons à l’auberge pour la nuit.

Le lendemain, nous sommes pris d’une irrépressible envie de farniente, à laquelle nous succombons sans résistance. Au programme : lecture, siestes et jeux de cartes jusqu’à la nuit tombée avant un coucher à 21h.

Après cette bonne journée de repos, nous décidons de visiter les environs. Pour commencer, nous grimpons sur le Pha Ngeun. La montée est plutôt raide, mais courte : 40 minutes ! Les derniers 50 mètres nous forcent à escalader des débris de blocs kartstiques, à l’aide de cordes fatiguées et de rambardes précaires.

En haut : personne, à part deux laotiennes vendant des boissons. Une petite cabane ouverte est posée sur un rocher un peu plus loin, offrant une vue imprenable.

La vue du haut de Pha Ngeun

Nous repartons en direction de la grotte de Tham Khan, une petit boyau dans la roche long de de 200 mètres. Nous y accédons tant bien que mal, suivant des drapeaux de couleur indiquant le chemin depuis la route principale. Nous entrons dans la galerie par un trou d’une quarantaine de centimètres et avançons dans le miniscule couloir inégal. Parfois nous passons sur 3 morceaux de bambou attachés en guise de pont, parfois nous grimpons ou descendons une échelle. Il fait beaucoup plus chaud qu’à l’extérieur et l’humidité se fait sentir.

Sur le retour, alors que je grimpe sur l’échelle, j’apperceois une araignée géante, espèce pouvant mesurer jusqu’à trente centimètres de d’envergure, vivant dans les cavernes et se nourrissant de rongeurs. J’essaie de l’écraser à plusieurs reprises, mais impossible, elle saute avant que je ne puisse l’atteindre. Après une petite crise de panique et quelques incantations d’auto-motivation aux allures de danse de la pluie, Rébecca prend sur elle et grimpe sur l’échelle alors que l’araignée est sur la paroi, à quelques centimètres d’elle.

Tentative n°2

Quelques mètres plus loin, une araignée beaucoup plus grosse est sur le mur où nous devons mettre la main pour descendre dans le boyau. Je ne le dis pas à Rébecca, qui ne la voit même pas et touche presque la bestiole en s’appuyant sur la paroi.

Vous la voyez ?

Nous ressortons – vivants – de ces rencontres et de cette aventure presque cataphile avec une faim de loup : direction l’auberge pour un poulet au basilic ! Nous finissons la journée avec un timide coucher de soleil depuis le jardin de l’auberge et quelques parties de cartes.

Bière au soleil couchant

7 Replies to “Vang Vieng – Une montagne, une grotte et un vieil Irlandais”

  1. J ai trouvé l araignée !!! 😰😰😰 Bravo Rebecca !

    1. Merci, ce n’était pas évident … Maintenant j’évite les grottes !

  2. magnifique , Alban s’entraîne pour la prochaine de koh lanta …..

    1. Oui il est à fond, impossible de l’arrêter !

  3. Tous mes vœux à tous les deux .Une bonne santé .
    J’ai vu l’araignée .Un peu grosse !!!!
    Vos sourires font du bien à voir .

    1. Merci beaucoup, bonne année à toi aussi!

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