La boucle de Thakek – Grottes, baignade et escalade

Nous partons de bonne heure pour notre plus grand trajet du Laos : 250 kilomètres. Après une trentaine de minutes sur une route sinueuse, nous tournons dans un chemin en piteux état. Ce n’est pas grave, le gps nous indique un changement de direction dans 9km : sûrement la route 13, à savoir l’axe nord-sud et donc la route la mieux entretenue du Laos. Malheureusement, ce n’est pas le cas, tournant après tournant, c’est de pire en pire ! Nous ne croisons aucune voiture ni camion, même les sortes de tracteurs locaux ne s’aventurent pas dans ces sentiers … On ne saurait leur donner tord, vu les fossés de près d’un mètre entourant la fine bande de terre sur laquelle nous roulons. Nous manquons de perdre l’équilibre de nombreuses fois ! Après une heure dans les pires chemins que l’on ait jamais empruntés, nous traversons une plantation d’arbres à caoutchouc, facilement reconnaissables à leur écorce arrachée et aux recipients dans lesquels coule le précieux liquide blanc.

À cet endroit, le terrain est meilleur, quoique toujours inégal. La plantation passée, nous repartons de plus belle dans les sentiers, si l’on peut qualifier de la sorte ce mélange de sable et de graviers qui nous fait glisser à la moindre occasion. Quelques kilomètres avant de quitter le chemin, nous passons sur un « pont »: une structure métallique avec une morceau de tôle d’à peine 20 centimètres de large sur lequel rouler. À gauche et à droite : un précipice d’une dizaine de mètres.

Nous rejoignons la route 13 avec soulagement et parcourons une cinquantaine de kilomètres avant de chercher un endroit où manger. Nous nous faisons refouler de 3 restaurants sans savoir pourquoi avant d’en trouver un qui veuille bien nous servir une soupe de nouilles au porc croustillant : un régal !

Pendant notre repas, les locaux défilent : plus de 30 personnes différentes prennent des plats à emporter. Nous sommes étonnés du nombre de clients pour un si petit restaurant, dans un si petit village. Nous reprenons la route et parcourons la majeure partie du trajet avant de nous rendre compte, lors de notre dernière pause, qu’aller à Savannakhet nous fait faire un détour de plus de 100 kilomètres. Nous décidons alors de revenir sur nos pas pour chercher une auberge dans un petit village, dont le nom n’est indiqué nulle part, ni sur les panneaux, ni sur le gps ! Nous trouvons une auberge de locaux où nous arrivons tant bien que mal à faire comprendre que nous n’avons que des dollars pour payer, n’ayant pas croisé de distributeur depuis notre arrivée au Laos. Pendant que les locaux pêchent leur repas, nous buvons une bière sur une petite terrasse donnant sur le lac. Nous allons ensuite manger, mais il est difficile de se faire comprendre ici : notre vocabulaire Laotien, quoique meilleur que notre Khmer, ne suffit pas. Nous finirons par manger des brochettes de viandes non identifiées accompagnée de riz blanc. Avec un paquet de galettes de riz soufflé, nous payons moins de 15 000 Kips -1,5 euros- pour le repas.

Retour à l’auberge où nous observons avec amusement les Laotiens cuisiner leur poisson au feu de bois, avant de nous coucher, fatigués de la route.

Le lendemain matin, nous partons en direction de Thakhek, le point de départ de la prochaine boucle que nous souhaitons découvrir. Arrivés sur place, difficile de trouver une auberge digne de ce nom. Nous finissons dans un petit établissement sans Wi-Fi ni eau chaude où nous déposons rapidement nos affaires avant de chercher un restaurant, affamés par notre trajet sans pause déjeuner. Nous trouvons un beer garden, plein à craquer de locaux plus éméchés les uns que les autres. Ils sont tellement surpris de nous voir là qu’ils nous offrent de la bière, essayant de discuter tant bien que mal. L’un d’entre eux, particulièrement saoul, passe une demie heure avec nous, m’offrant cigarette sur cigarette, nous incitant à boire en trinquant -littéralement- toutes les trente secondes. Grâce à Google traduction, nous arrivons un peu à nous comprendre, malgré les approximations de l’application. Ses amis, conscients de son état, finissent par le ramener chez lui.

Quelques bières et un Fried rice – qui aurait pu nourrir quatre personnes – plus tard, nous rentrons à l’auberge pour la nuit.

Le lendemain, nous cherchons un garage pour changer l’huile avant de partir sur la boucle. Pendant la vidange, Rébecca nous trouve un thé et un café glacé, servis en sachets plastiques, pour seulement 10 000 Kip. Habituellement, une seule de ces boissons nous aurait coûté au minimum 15 000 Kip !

Nous repoussons la dégustation et partons directement sur la boucle. Nous apprécions nos breuvages face aux montagnes, quel pied !

Petit déjeuner au pied des montagnes

Une fois notre « petit déjeuner » englouti, nous nous rendons à la grotte Paseum, qui est plus une falaise creusée qu’une vraie cavité. En revanche, la vue sur le lac est magnifique.

Vue sur le lac depuis la Paseum Cave

Nous repartons pour notre prochaine étape : la grotte Xieng Liab. Nous y rencontrons deux Néerlandais et une Allemande qui ne savent pas vraiment où aller. Nous pensant sûrs de nous, ils nous suivent sur le sentier, normalement interdit aux deux roues. Avec l’aide du routard, nous trouvons la grotte : pas de sentier, seulement des rochers sur lesquels nous entreprenons de grimper, sans savoir jusqu’où nous pourrons nous enfoncer dans l’immense cavité qui s’offre à nous.

Nos compagnons nous suivent tant bien que mal. Rens, le jeune homme de la bande me suit de près alors que les deux jeunes femmes ont plus de difficultés. Nous revenons souvent en arrière pour les aider sur les quelques passages compliqués, leur indiquant les pas à effectuer en les éclairant de nos frontales. Nous arrivons au bout de la grotte et découvrons qu’elle est traversante ! Comme nous ne pouvons avancer plus sans mouiller les pieds, Rens et moi, en mal de sensations, décidons de grimper sur un rocher en forme d’éléphant. Nous faisons ensuite demi tour et sortons de la grotte.

Cette petite aventure nous aura tout de même pris une heure et demie ! Nous décidons de rester ensemble pour la journée, visitant une petite grotte, Tha Falang et une petite cascade proche de Thalang.

La grotte de Tham Pa Inn

Nous les abandonnons à cet endroit, souhaitant trouver l’auberge avant la nuit tombée. La route sinueuse est vraiment agréable à parcourir, surtout avec les couleurs orange, rose et bleu du coucher de soleil.

Arrivés sur place, nous prenons une chambre à Phosy guest house. Les propriétaires ne sont pas très aimables mais tant pis, ce n’est que pour une nuit. Nous rejoignons nos amis du jour à leur auberge et partons manger dans un restaurant voisin.

21h, nous rentrons à l’auberge. Un local quittant les lieux est en train de fermer le portail. Nous lui demandons de laisser ouvert et, alors que Rébecca tente de comprendre comment ouvrir cet ensemble de tubes et de grillage rouillé et cassé de toutes parts, le portail chute bruyamment, manquant d’écraser Rébecca au passage. Le propriétaire déboule, furieux, et nous dit : « You pay 50 000 Kip ». Nous essayons de lui expliquer que ce n’est pas de notre faute, nous tentons de l’aider à le remettre en place, mais rien à faire, il ne veut pas nous parler et ne veut surtout pas qu’on l’assiste dans sa besogne. Nous rentrons la moto et demandons le code Wi-Fi à sa femme. Visiblement au courant de l’affaire, elle nous répond : « No Wi-Fi today ». Sachant que le routeur fonctionne, Rébecca demande aux touristes assis au coin du feu si ils ont internet. Ils répondent par l’affirmative et nous donnent le mot de passe, différent de celui indiqué dans le menu de l’auberge. Lorsque nous souhaitons nous doucher, nous découvrons que la douche chaude est désactivée. Nous nous couchons après des ablutions sommaires, inquiets de ce que les propriétaires pourraient faire pour nous forcer à payer la réparation du portail. Après une très mauvaise nuit, nous nous levons à 5h30 dans l’objectif de rejoindre nos compagnons à 6 heures et profiter du lever de soleil ensemble. Alors que nous avions prévenus les propriétaires, et que la réception est censée être ouverte 24h/24, personne n’est disponible pour nous ouvrir le portail. Nous attendons pendant près d’une heure avant de voir le couple de propriétaires arriver. Nous payons la chambre et demandons à ce que l’on nous ouvre. Sans un mot, l’homme s’exécute. Personne ne nous réclame les 50 000 Kip exigés la veille.

Nous passons à l’auberge de nos amis mais nous ne voyons pas leur scooter. En revanche, nous rencontrons le patron de Sabaidee Guest house, qui remarque une fuite au niveau de notre arrivée d’essence. En effet, de grosses gouttes tombent sur le moteur. Il nous indique un garage à 4 kilomètres, nous disant de faire très attention car le moteur peut prendre feu. Au moment de changer le tuyau, le garagiste me montre une petite entaille : c’est un sabotage. Nous sommes en rage contre nos hôtes, visiblement mal intentionnés !

La réparation faite, nous prenons un délicieux  » fried egg sandwich » avant de partir en direction de Kong Lor, village dans lequel nous comptons dormir ce soir. Il est 8 heures, et même si nous avons loupé le lever de soleil, les couleurs sont toujours magnifique, en particulier au milieu des arbres poussant dans l’eau.

Forêt aquatique à quelques kilomètres de Thalang

En chemin, nous tombons sur notre groupe de la veille, en train de prendre des photos. Ils sont aussi surpris que nous car nous sommes partis avec deux heures de retard !

Nous leur racontons nos mésaventures et reprenons la route ensemble afin de rejoindre la « cool pool », un petit lac d’eau claire dans lequel il est possible de se baigner.

Rizières sur fond de montagnes karstiques

Sur le chemin, nous tombons sur un passage d’eau. Alors que nos amis souhaitent faire demi-tour, décide de tenter le coup. Ça passe ! Rens traverse à son tour, puis je m’occupe du scooter des filles, pas vraiment à l’aise avec l’exercice.

Jusqu’à 1 mètre de profondeur dans cette « petite flaque »

Quelques kilomètres de chemins plus tard, nous arrivons à la cool pool et découvrons avec surprise un endroit paisible, sans aucun autre touriste à l’horizon. Nous nous baignons pour la première fois dans un bassin naturel : quel plaisir ! L’endroit est peuplé de petits poissons qui nous rappellent ceux que l’on trouve dans les spas. Lorsque que nous mettons les pieds dans l’eau, ils viennent nous picorer les peaux mortes : nous profitons d’une séance de spa gratuite !

Nos compagnons, devant visiter la grotte de Kong Lor le jour même, partent tôt. Nous profitons alors de l’endroit une petite heure de plus avant de manger un fried rice au restaurant du coin. Au moment de partir, Rébecca met de la crème solaire. Une locale nous en demande un peu, mourrant d’envie d’essayer. Nous acquiesçons et finissons par lui donner le reste du flacon, qu’elle accepte en poussant des cris de joie !

Nous reprenons la route, en direction de Kong Lor. Quelques kilomètres avant notre destination, je prends un nid de poule un peu brutalement. L’accélérateur nous lâche, nous nous arrêtons rapidement sur le bas côté et tentons de comprendre le problème. Le câble s’est coincé, nous le remettons en place mais plus moyen de démarrer. Des locaux, nous voyant en difficulté, essaient de réparer Sunrise, sans succès.

2 minutes plus tôt, je plaisantais en faisant semblant d’allumer la bougie avec mon briquet

Nous cherchons alors un garage. Il est 16h30, la nuit tombe dans moins d’une heure et nous sommes au milieu de nulle part. La seule auberge du village semble avoir fait faillite depuis longtemps, à en juger par le terrain non entretenu et le cadenas rongé par la rouille. Nous commençons à entrevoir une nuit compliquée, au mieux chez des locaux, au pire à la belle étoile, sans duvet ni moustiquaire. Nous n’avons plus d’eau et aucun moyen de nous faire comprendre, les locaux ne parlant pas un traitre mot d’anglais.

En voyant le garagiste changer notre magnéto tout neuf par un autre, récupéré sur une carcasse de moteur, nous commençons à être vraiment inquiets. Heureusement, la moto finit par démarrer et nous parcourons les derniers kilomètres au soleil couchant.

Nous prenons la dernière chambre de l’eco-lodge du village et étanchons notre soif avec quelques bières. Nous passons la soirée à discuter avec nos compagnons de route, de retour de la grotte, et un couple espagno-belge vivant au Vietnam, en vacances pour quelques semaines. Rébecca, un peu malade, se couche tôt. Le lendemain, ça ne va pas mieux, nous décidons alors de prendre la journée pour se reposer, plutôt que d’aller visiter la grotte comme il était prévu.

J’en profite pour changer le frein avant et faire tendre la chaîne dans un garage voisin. Pendant l’opération, la famille du jeune garagiste sort des avocats pas très mûrs, qu’ils mangent en trempant dans une sauce vinaigrée au poivre. Ils me proposent de goûter, je m’exécute mais je finis avec difficulté mon minuscule morceau tout dur. Je vais chercher une bière à l’auberge et propose au garagiste de la partager, ce qu’il accepte volontiers, m’offrant une cigarette mentholée en retour, que je décline poliment. Nous passons une demie heure à tenter de discuter, mélangeant Laotien, Anglais et Français.

En fin de journée, Rébecca va mieux. Nous mangeons un peu et passons la soirée à discuter avec un couple de Français, avant de nous coucher de bonne heure afin de visiter la grotte dès l’ouverture avant de continuer notre périple vers le nord.

Lendemain matin, réveil difficile ! Nous sommes les premiers sur les lieux et, après nous être acquittés du droit d’entrée, montons dans une pirogue vraisemblablement percée, vu les litres d’eau que notre pilote écope tout le long du trajet.

Cette grotte est très particulière : longue de 7 km, elle débouche de l’autre côté de la montagne. La hauteur est impressionnante : par endroits, il y a bien 40 à 50 mètres sous plafond ! En chemin, nous faisons un arrêt pour voir les stalactites et stalacmites, éclairés de nos lampes frontales.

Festival de stalactites et de stalacmites

Nous montons à nouveau dans la pirogue et avançons à travers un dédale de larges couloirs. Par endroit, il y a tellement peu de tirant d’eau que les locaux on fait des barrages artisanaux pour permettre le passage de la pirogue, s’enfonçant pourtant d’à peine 15 centimètres. Éclairés par la puissante lampe du pilote qui balaie les différents obstacles et le plafond pour voir des chauves souris, la balade prend une tournure magique.

Au bout de 40 minutes, nous voyons enfin la sortie de la grotte. Cependant, le bateau s’arrête. Nous devons descendre et marcher dans l’eau car il y a trop peu de fond pour passer, sans parler du courant puissant qui nous empêcherait de remonter la rivière. Nous aidons le pilote à tirer la pirogue et attendons les deux prochaines embarcations pour les aider à franchir l’obstacle. Nous arrivons ensuite dans un village où nous passons quelques minutes avant de repartir vers notre point de départ.

Le pilote nous fait à nouveau descendre de la pirogue et attend que les nombreux bateaux suivants passent avant de descendre à travers le courant, un pied dans l’eau pour stopper la pirogue une fois en bas. Nous embarquons à nouveau pour finir la balade.

Avant de rentrer à l’auberge, nous nous arrêtons pour un café glacé dans un restaurant voisin. Un local, parlant Français, entame la conversation, pendant qu’il enferme un coq dans un petit cylindre en bambou. Curieux, nous lui demandons la raison de ce triste sort. Il nous explique que la région est pleine coqs sauvages, et qu’il part chasser, utilisant son coq captif pour attirer des proies. En effet, dès qu’il le touche, l’animal coqueline à tue tête.

Le café glacé terminé, nous rentrons faire nos affaires à l’auberge. Au moment de partir, Rébecca donne son ancienne jupe à une des dames, qui accepte en riant aux éclats.

Une minute après notre départ, Sunrise montre des signes de faiblesse : elle monte dans les tours très rapidement, accélère par à-coups et fait un bruit vraiment étrange. Certains que le problème vient de la réparation du magnéto, nous parcourons au pas les quelques kilomètres qui nous séparent du garagiste ayant réparé la moto deux jours plus tôt. Pendant une heure, il essaie différentes choses, démonte le magnéto et bidouille les câbles. Rien à faire, le problème persiste. On voit bien qu’il en a marre et qu’il est à court d’idées. Il finit par changer la bougie, et Sunrise revit !

Vue sur la Limestone Forest

Nous repartons, en direction de Paksan, notre ville étape du jour. La fin de la boucle rejoignant la 13 est terrible : route sinueuse avec beaucoup de dénivelés, nids de poules surprises et virages en sable rouge, dans lesquels il est quasi impossible de tourner. Jusqu’à présent, nous n’avons pas vu de routes dans un tel état. Nous faisons une pause en chemin pour profiter d’un panorama sur la « Limestone Forest » puis nous arrêtons 500 mètres avant la 13 dans un restaurant tenu par un jeune Vietnamien, fumant du tabac dans une pipe à eau en bambou. Me voyant curieux, il me fait essayer.

Nos estomacs satisfaits nous enfourchons la moto et retrouvons la route 13 avec grand plaisir. Le reste de notre étape ne sera pas facile car nous avons pris beaucoup de retard : le soleil est rasant. J’utilise « la casquette Laotienne », à savoir ma main en guise de pare-soleil, sans quoi je serais incapable de repérer les nombreux nids de poule sur la route.

Bonus : Une vidéo des moments entre Don Det et Kong Lor.

9 Replies to “La boucle de Thakek – Grottes, baignade et escalade”

  1. quelle aventure , cette moto va rendre l’âme… petit détail frappant bière et manger sont omniprésents ….on ne perd pas le nord

    1. Tant qu’elle ne rend pas l’âme avant la revente…
      Eh oui, nous n’avons pas changé !

  2. Vraiment trop belles les grottes .magnifique couleur et les stalagmitiques et tites!!!! impressionnants .
    La moto vous donnent bien du soucis .
    Alban vas tu devenir mécanicien moto à ton retour !!!!

    1. Merci pour ton commentaire, effectivement Sunrise nous en fait voir de toutes les couleurs…

  3. Mais où est Charlie ????? dans la grotte????

  4. C est toujours aussi agréable de lire vos aventures! Le titre « Échappées parallèles » reflète bien les chemins inattendus que vous empruntez et qui vous réjouissent tant!
    Bonne continuation et bonne route! Hauts les coeurs Sunrise😂😂

    1. Effectivement, le nom colle assez bien à notre aventure !

  5. Mais où est Charlie ???? Dans la grotte ????

    1. Il faut effectivement chercher un peu … J’ai passé un savon à la photographe, ça n’arrivera plus !

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