Kampot – un pneu, une cabane et un bateau

Départ de l’auberge un peu avant midi, en direction de Kampot, à quarante minutes de moto. Rébecca conduit quelques centaines de mètres mais il semble y avoir un problème. Nous nous arrêtons et un khmer nous fait des signes. Nous remarquons vite que notre pneu arrière est crevé. L’homme nous indique un garage, « 150 mètres » plus loin. Je pousse la moto à peine 2 minutes que nous le revoyons sur un scooter, accompagné de son fils à vélo. Il nous propose d’emmener l’un d’entre nous avec un sac et de le déposer au garage. Il parle un peu français, cela facilite grandement les échanges et nous acceptons.

Rébecca monte à l’arrière du scooter tandis que l’homme prend le sac entre les jambes. Après 15 minutes d’effort en plein soleil, je trouve avec soulagement Rébecca au bord de la route, au garage le plus proche. La chambre à air est changée en moins de 10 minutes et nous voilà repartis à l’aventure.

Ce ne sera pas bien long car il semble y avoir un nouveau problème… La moto n’accélère pas normalement. Quand je prends le guidon, je remarque que le frein n’est pas bien réglé ! Le mécanicien a raccourci la course de la pédale de frein : la moto freine toute seule. Impossible de redémarrer à deux, le poids plus le freinage faisant caler la moto à chaque fois.
Nous laissons donc les disques refroidir afin de retourner au même garage. L’affaire réglée, Rébecca reprend la conduite pendant que je profite de la vue sur les montagnes dans lesquelles se cachaient les grottes que nous visitions la veille.

Nous arrivons une heure plus tard à notre auberge, un petit village de cases surélevées. Cet endroit a un charme fou.

Arrivée au paradis sur terre

Les cabanes sont construites de façon traditionnelle, 100% en bois. À l’entrée, une grande case avec 2 chambres et une salle de bain. La nôtre, perchée sur un arbre, se situe tout au bord de la rivière, et ne comporte qu’une simple chambre de 4m2 à peine. On y accède par un double escalier, ça sent l’aventure rien qu’en y montant.

Une fois installés, nous passons un peu de temps en terrasse, au bord de l’eau, puis direction centre ville pour aller manger et se renseigner sur la balade immanquable du coin.

Il s’agit d’un tour en bateau sur le Preaek Tuek Chhu pour aller voir le coucher de soleil et les papillons lumineux briller dans les arbres le long de la rivière.

Nous décidons de repousser l’experience au lendemain soir et de profiter du calme de l’auberge pour la soirée. La terrasse est vraiment agréable : hamacs, rocking chair et matelas au bord de l’eau pour un repos maximal.

La première photo ne mentait pas…

Nous passerons plus de 5 heures à ne rien faire, discutant avec quelques français, allemands et australiens.

Nous allons ensuite nous coucher dans la cabane en remarquant à quel point le sol est penché, dès que nous faisons un mouvement, la hutte bouge et craque de toutes parts.

Six heures du matin : je me réveille et voit la lumière du jour percer à travers les grands jours de la cabane. C’est le lever du soleil ! Je m’assieds et réveille Rébecca pour profiter de ce moment unique… C’est le genre de vue que l’on aimerait avoir tous les matins.

Convaincu ?

Après un petit déjeuner khmer traditionnel, à savoir une soupe de nouilles aux légumes, nous partons en direction de la prochaine auberge, qui nous semble à côté sur Google Maps… Nous trouvons, après 40 minutes de déboires un endroit est plus rustique, mais organisé sur le même principe : un restaurant au bord de l’eau et un village de cases surélevées s’étendant sur les terres.

Nous partons ensuite pour les marais salants, au sud de Kampot. La route se transforme en une grande piste de terre rouge où la moindre camionnette soulève de gigantesques nuages de fumée.

La piste est… Particulière

D’un côté, les rizières, de l’autre, les marais salants. Nous empruntons un chemin de traverse, beaucoup moins carrossable et entrons dans les marais salants. 15 minutes et 7 virages à 90° plus tard, nous nous retrouvons entourés de petits rectangles à 360° autour de nous.

Un cambodgien est en train de travailler sur sa propriété, il est 14h et la température au soleil est insoutenable ! Ses enfants nous font coucou alors que nous reprenons notre chemin.

Après un bon tour au milieu de ce paysage atypique, nous rentrons à l’auberge et nous renseignons la balade en bateau. On apprend qu’on peut partir directement du ponton, sans aller en ville. Départ à 17h30, nous montons sur le toit du bateau et profitons du coucher de soleil. Nous verrons quelques papillons, mais pas autant qu’on ne l’ imaginait.

Coucher de soleil sur un bateau : check

Nous débarquons à l’auberge voisine, propriétaire du bateau, où nous boirons une bière en compagnie d’un couple français avant de nous échapper pour goûter aux crevettes, sauce poivre de Kampot qui nous faisaient les yeux doux depuis notre arrivée à l’auberge.

8 Replies to “Kampot – un pneu, une cabane et un bateau”

  1. conte de fée..pour les touristes..de quoi vivent les locaux ?

    1. Effectivement ! Les locaux vivent soit de l’agriculture, incluant le poivre et le sel par exemple, soit du tourisme, direct ou indirect comme le prouve la masse d’ouvriers dans les nombreuses constructions à but touristique dans la région.

  2. Hello Alban,

    Super tout tes articles & les photos. Ptite pause dépaysante entre 2 lignes de code 😀

    1. Merci Laeti ! J’espère que le boulot se passe au mieux 😉

  3. Merci de nous faire voyager avec vous!
    Et de nous partager tous ces lieux dépaysants.

  4. Chapeau Rebecca pour ta conduite à moto….

  5. Aventure! aventure ! il va falloir vous mettre à la mécanique ;
    Pour mon prochain voyage je ferais appel à toi Rebecca ;
    Est-ce que vous vous baignez dans les rivières !!

    1. Pas de soucis pour te donner des conseils sur les choses à voir dans les quelques pays qu’on visite ! J’ai d’ailleurs le contact d’un français qui accompagne des voyageurs au Cambodge, si ça t’intéresse ! Non, on a pas tenté les rivières, l’eau est marron, ça nous fait un peu peur…

Laisser un commentaire